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Chronique du singe blÊme 4

Oh! l’ignorance… L’insolence. Le ridicule et pathétique flux constant de non-sens thérapeutique bas de gamme qu’on nous enfonce paisiblement dans la gueule sans démontrer le moindre intérêt pour la pitoyable réalité de laquelle il nous est donné de nous échapper par le biais de ces immondes conneries que sont nos vies. Un baiser sur la coupure et de la glace sur la brûlure. Ha.

Si rien ne se perd et que rien ne se crée, si l’on ne vit que pour crever, qu’advient-il alors de tout ce chichi incohérent qui se faufile à travers le temps en se faisant passer pour le quotidien? Si un pont s’écroule et que l’Univers est coupé en deux, est-il vraiment pertinent de sonner les cloches et de s’indigner? Et si la Terre en venait à s’enflammer et que chacun y passait, serait-il encore pertinent d’éviter de polluer? Ça serait la fin de brosses à dents…

Et si la réalité est relative, que l’Univers est infini et que nous ne sommes que les parasites d’une cellule au fond d’une fosse à purin… qu’en est-il de ce vide incroyable qui creuse l’âme de celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion de devenir ce qu’ils auraient voulu être?

Le tout ne tient qu’à un fil, et la seule et unique certitude dans l’intégralité de l’existence est qu’il sera coupé. Demain, dans cent ans ou dans huit-cent cinquante mille quatre cent trente-huit millards d’années.